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Artcurial Motorcars au Salon Retromobile 2016 - 1/2

Pendant deux jours, vendredi 5 et samedi 6 février 2016, les 375 personnes qui s'étaient enregistrées, les 150 autres au téléphone et les curieux ont vibré au rythme de la vacation Retromobile 2016 by Artcurial Motorcars. La vente, animée avec humour par le trio Hervé Poulain, Matthieu Lamoure et Pierre Novikoff, a totalisé 56 millions d'euros, avec 80 % de lots vendus. Soit une progression de + 21 % par rapport à l’édition 2015, marquée par la dispersion mémorable de la collection Baillon. Les collectionneurs internationaux ont réalisé plus de 78 % du volume de la vente, une vrais hémorragie pour le patrimoine automobile français. C’est notamment un collectionneur international qui a emporté, devant une salle comble et 12 000 internautes, l’unique Ferrari 335 S Scaglietti de 1957, provenant de la collection Pierre Bardinon, pour 32 075 200 euros, frais inclus.
L’automobile d'exception confirme sa place parmi les « Beaux-Arts », cependant, en comparant cette oeuvre majeure et unique de Scaglietti à une toile de Modigliani par exemple, il reste encore une marge de manoeuvre !

Le site de l'organisateur : https://www.artcurial.com/fr/artcurial-motorcars

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1 - Autour de la Ferrari 250 GT cabriolet, l'ambiance était plutôt festive pour la soirée VIP.
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1 - Epreuve en verre réalisée René Lalique pour la Compagnie des Wagons-Lits à l'inauguration de la ligne Côte d'Azur Pullmann express le 9 décembre 1929.
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2 - Ferrari 335 Sport Scaglietti #0674 provenant de la collection Pierre Bardinon, un inconditionnel de Ferrari.
Une voiture d'usine officielle « gagnante »
La voiture sort des ateliers Ferrari au début de l'année 1957, habillée d’une carrosserie Scaglietti, fine et élégante, un dessin dû à l’efficience qu’on attend d’une voiture de course.
Artcurial-A-Retromobile,
3 - Elle est alors équipée d'un V12 Tipo 140 (315 S) de 3,8 litres à deux arbres à cames en tête par rangée de cylindres, développant quelque 360 ch.
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4 - Dès le mois de mars, elle est engagée par la Scuderia Ferrari aux 12 Heures de Sebring, pilotée par Peter Collins et Maurice Trintignant, et termine sixième.
Mais ce sont surtout les Mille Miglia qu'attendent les Italiens, au mois de mai : sur 1 600 km de routes parcourus d'une traite, les meilleures équipes et les pilotes les plus aguerris s'affrontent. Ferrari aligne quatre voitures dont le châssis 0674 confiée à Wolfgang von Trips, qui termine deuxième derrière la Ferrari de Piero Taruffi. Alors de retour à l’usine, la cylindrée de son moteur passe à 4,1L devenant ainsi 335 S. Disposant de près de 400 ch, la voiture peut taquiner les 300 km/h.
Au 24 Heures du Mans, elle est confiée à Mike Hawthorn (futur Champion du monde de Formule 1, en 1958) et Luigi Musso. Hawthorn prend la tête devant les Maserati et les Jaguar et signe le premier record du tour de l’histoire des 24 Heures à plus de 200 km/h (203,015 km/h de moyenne exactement). Elle abandonnera à la cinquième heure sur défaillance mécanique.
La belle Ferrari signera encore une quatrième place au Grand Prix de Suède, puis une belle deuxième place au Grand Prix du Venezuela le 3 novembre (toujours avec Hawthorn-Musso), contribuant ainsi au Titre Mondial des Constructeurs, remporté par Ferrari en 1957.
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5 - En janvier 1958 elle est vendue à Luigi Chinetti, l'importateur Ferrari basé à New York.
Le 24 février, à son volant, Masten Gregory et Stirling Moss remportent le Grand Prix de Cuba. Au cours de la saison 1958, elle participe avec succès à diverses épreuves américaines, entre les mains de Gaston Andrey et Lance Reventlow (créateur des fameuses Scarab), avant d'être cédée à Robert N. Dusek en 1960, un architecte résidant en Pennsylvanie
Après son épisode américain, la voiture revient en France en 1970. L’architecte américain la vend à l'industriel Pierre Bardinon, collectionneur avisé qui a rassemblé au fil des ans cinquante Ferrari d’usine comportant les modèles les plus titrés ou les plus emblématiques de l'histoire de la marque. Basée près d'Aubusson, sa collection est considérée depuis lors comme une des plus importantes au monde, sur le thème Ferrari.
« Les Bardinon placèrent leurs exigences au plus haut : les Ferrari de courses au palmarès de feu ! » explique Hervé Poulain, Président d’honneur d’Artcurial.
Après une folle enchère, l'unique 335 Sport Scaglietti est tombée au coup de marteau à 28 millions d'euros.
Il se dit depuis, qu'elle est maintenant entre les mains d'un joueur de ballon rond Argentin, c'est sans doute pour cela qu'elle n'a pas atteint son but d'être la voiture la plus chère au monde, un monde qui est devenu fou !
Espérons, que cette vente exceptionnelle permette aux héritiers de conserver le reste de la collection que Pierre Bardinon a constitué au Mas du Clos dans la Creuse.
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6 - L'exploratrice.
Pièce provenant de la collection de 600 mascottes de Pasquale Giordano.
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7 - La reine des sixties.
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8 - Cette unique Ferrari Testarossa Spider de 1986, a été construite spécialement à Maranello pour l'anniversaire de la prise de commande de l'Avvocado Gianni Agnelli en avril 1966 de la multinationale Fiat Spa. Elle a été adjugée 1,2 million d'euros à un collectionneur européen.
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9 - Ce 10 cylindres en V à 90° de 815 chevaux, équipait la F1 de la Scuderia qui devint championne du Monde en 2000.
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10 - La Lamborghini Diablo du Champion du Monde 1982 de Formule 1, Keke Rosberg, a était cédée pour 202 640€, le Roadster VT (4 roues motrices) 5.7 litres en livrée « purple 30th Anniversary » et retourné dans son garage.
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12 - Mallette de pique-nique en cuir pour quatre personnes, par G.W. Scott & Sons (1910).
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13 - Aston Martin DB4 Convertible série 5 de 1963. Ce modèle de route de l’ère David Brown a été fabriqué à seulement 19 exemplaire en conduite à gauch, est particulièrement estimé. Il a été vendu 1 473 200 euros.
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15 - Porsche 959 (1988).
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