Accueil PixAuto.net Agenda PixAuto.net Contact PixAuto.net Facebook

L'ôde aux « écuries bleues »

Le Conservatoire de la monoplace française n'est pas un musée comme les autres, dans la mesure où il est dans l'antre d'un circuit de formule 1, en l'occurrence celui de Magny-Cours et n'est ouvert qu'à l'occasion de manifestations sportives, comme le GP de F1 Historique, ou sur réservation pour les groupes.
Il permet d'admirer, près d'une cinquantaine de monoplaces pilotées par les plus grands champions et rappelle le riche passé des « écuries bleues » en compétition, au travers d'espaces thématiques mettant en scène l'évolution des constructeurs : Formules de Promotion, Martini, Matra, Renault, constructeurs Indépendants et enfin l'épopée Ligier et Prost. Toutefois, le Conservatoire ne se limite pas seulement aux véhicules, il présente aussi le « couloir du temps », une frise chronologique énumérant les plus grands événements du XXe siècle, des portraits de nombreux et illustres pilotes, la passion de Jean Bernigaud et de son épouse, Jacqueline qui ont créé en 1961 le circuit nivernais...

Le site de l'organisateur : http://www.circuitmagnycours.com

Conservatoire
1 - Châssis Multitubulaire Martini MW2 Formule France (1969).
Plusieurs châssis sont présentés sous des vitrines de façon didactique afin de mesurer l’évolution entre le tubulaire, multitubulaire, les monocoques en alu ou en matériaux composites à effet de sol, notamment dans le domaine de la sécurité.
Conservatoire
2 - Prototype des 3 Formule 1 construite par D.B présentée au Salon de Paris en octobre 1954.
Cette même année, la Formule 1 évolue et autorise deux type de motorisation, 2,5 l sans compresseur et 750cc avec..
Charles Deutsch et René Bonnet prennent le pari d'engager le 11 avril 1955 au Grand Prix de Pau deux D.B 750 à compresseur. Les 100 Cv et 350 kg ne permettront pas à Paul Armagnac et Eugène Martin de rivaliser avec les 250 Cv pour 700 kg des Ferrari, Maserati 250F, Lancia D50 et Gordini T16, à l'arrivée, Armagnac termine dernier à 18 tour du vainqueur, la carrière des D.B en F1 s’arrêtera là.
Conservatoire
3 - F3 Martini MK12 victorieuse avec Jacques Laffite du championnat de France et du Grand Prix de Monaco en 1973..
A l'époque les pétroliers comme Motul, Shell, Elf et BP finance une équipe de Formule 3.
Conservatoire
4 - Cette Formule 2 Alpine Renault réalisée sur un châssis multitubulaire Brabham et motorisée par un 4 cylindres en ligne de 997cc, s’est qualifiée au GP de Pau 1964 aux mains de Graham Hill, Jacques Maglia prendra son volant pour la course. La même année elle participe au GP de Reins avec José Rosinski, ainsi qu’à Charade et Albi pilotée par Jean Vinatier. Ce dernier gagne aussi à son volant les courses de côte des Andelys, de Chamrousse, d’Urcy et termine deuxième au Mont Dore battu par la BRM F1 de Maurice Trintignant.
Elle était à la une du magazine Sport Auto d'avril 1964 sous le titre - L'Alpine F2, la 1ère voiture de course française depuis dix ans.
Conservatoire
5 - F2 Alpine Renault A367 de 1974 baptisée Elf 2.
La voiture présentée est la toute dernière monoplace produite chez Alpine, Jean-Pierre Jabouille, Jean-Pierre Beltoise, Patrick Tambay, Gérard Larrousse et Guy Frequelin se sont illustrés à son volant lors du Championnat d'Europe où en courses de côte.
Conservatoire-monoplace-française,
6 - Formule 1 Renault RE30B/C (V6 1,5 l à double turbo - 560 cv) pilotée par Alain Prost en 1982.
Conservatoire-monoplace-française,
7 - Formule 2 René-Bonnet, motorisée par un 4 cylindre de 997cc fournit par la régie nationale des usines Renault et conçu par Amédée Gordini. Elle a disputé le Grand Prix de Pau 1964.
Conservatoire-monoplace-française,
8 - Début 1964, Matra qui est spécialisé dans les lance-roquettes et missiles, souhaite diversifier son activité et changer l'image de cette société française d'armement, Jean-Luc Lagarère qui est alors le directeur général passe un accord avec René-Bonnet et la société Matra-Bonnet voit le jour. Ce duo n'a qu'un temps et en octobre 1964 naît la société Matra-Sport. F2 Matra MS7 victorieuse du GP de Barcelone et de Pau 1968 aux mains de Jackie Stewart et Championne d'Europe 1969 avec « Johnny » Servoz-Gavin, derrière nous avons la MS 5 Championne de France de F3 1966 avec « Johnny » Servoz-Gavin et 1967 avec Henri Pescarolo.
Conservatoire-monoplace-française,
9 - La première F3 Martini à châssis monocoque est la MK21 à moteur Toyota qui est apparue en 1977. Didier Pironi remportera à son volant le GP de Monaco de la spécialité la même année.
Conservatoire-monoplace-française,
10 - En 1978, après deux titres en championnat d'Europe de F2, Martini le constructeur qui produit à Magny-Cours ses monoplaces, franchit le pas et s'engage en Formule 1 avec la MK23 et René Arnoux. Hélas, l'aventure n'est pas concluante, la sagesse de Tico Martini l'amène rapidement à l'arrêt du programme pour préserver l'entreprise.
Conservatoire-monoplace-française,
11 - F2 Martini MK69 Ex. Daniel Boccard (1995).
A la fin de l'année 1977, Martini s'oriente vers de nouveaux challenges et de nouveaux marchés. Dès 1979, Martini engrange sa première victoire grâce à Guy Frequelin sur une MK25 dans le championnat de France de la Montage, le début d'une série qui durera 20 ans.
Conservatoire-monoplace-française,
12 - En 2004 lorsque Guy Ligier devient actionnaire majoritaire de la société Martini, une F3 destinée aux écoles de pilotage est en gestation. Ce qui débouchera sur ce prototype Martini/Ligier MK84 à moteur Ford Zetec de 1988cc. Toutefois, la concurrence de produits moins couteux, notamment les Formule Renault d'occasion, ne permettra pas à la voiture de trouver de débouchés.
Conservatoire-monoplace-française,
13 - Le Spider 905 Martini MK64 (moteur Peugeot 4 cyl. de 405 Mi 16 - 160cv) présenté a été utilisé par Cathy Muller lors de la coupe Spider 905, qu'elle a disputées en intégralité de 1992 à 1994. A son volant, elle a décroché trois victoires.
Conservatoire-monoplace-française,
14 - Quelques amateurs, surnommé les « constructeurs sans patente », se sont aussi lancés dans l’aventure, c’est le cas d’André Courtois, carrossier basé près de Lyon, qui conçoit un châssis monocoque inspiré des Matra qui font référence à l'époque.
Pour assurer la logistique de la voiture sur les pistes, une Estafette Renault est même transformée. La monoplace motorisée par un 4 cylindres en ligne d'origine Simca ne fera finalement qu’une courte apparition sur le circuit de la Châtre en 1966.
Conservatoire-monoplace-française,
15 - F2 Serval M101 de 1949, exemplaire unique.
Fruit de l'imagination de Jean-Gilbert Foury, un pilote Bugatti amateur de l'entre deux guerres, la Serval qui à fait sa 1ère sortie en Suisse au GP du Léman 1949, semble être la première monoplace française à moteur arrière destinée aux courses sur circuit.
Conservatoire-monoplace-française,
16 -
F2
17 - AGS JH15 (F2 - 1978) et Pigmée MDB16 (F2 - 1971) MDB8 (F3 - 1966).
La Formule 3 a longtemps été en lever de rideau des Grand Prix de F1, et un marche-pied menant à la discipline reine. C'est le cas pour la firme AGS fondée par Henri Julien en 1969 à Gonfaron dans le Var, dont les efforts entrepris pour arriver au sommet sont récompensés en 1986.
Conservatoire-monoplace-française.,
18 - Point d'orgue du Conservatoire, l'espace consacré aux monoplaces de l'une des plus belles écuries françaises de Formule 1 du XXe siècle, offre aux regards de la première Ligier, la JS5 de 1976, à la toute dernière Prost-Grand Prix AP03 de 2000.
Conservatoire-monoplace-française,
19 - A l'automne 1974, lorsque Jean-Luc Lagarère annonce l'arrêt de la course après deux titres mondiaux en F1, Guy Ligier trouve les conditions qu'il attendait pour réaliser son rêve : construire une F1 française compétitive. Une opportunité pour capter le maximum de personnel et les partenaires de Ex-Matra-Sport pour commencer une nouvelle aventure. Pendant plus de 20 ans les monoplaces bleues construites par Ligier Sport, d'abord à Vichy puis à Magny-Cours vont nourrir les espoirs du public de l'hexagone.
Conservatoire-monoplace-française,
20 - F1 Ligier JS7 #26 Jacques Laffite (1977 - moteur V12 Matra MS76 - 510cv), JS9 #26 Jacques Laffite (1978 - moteur V12 Matra MS78 - 510cv), JS11/15 #26 Jacques Laffite (1980 - moteur V8 Cosworth - 475cv) et JS17 #26 Jacques Laffite (1981 - moteur V12 Matra MS81 - 520cv).
La JS7 (à gauche) est la première Formule 1 française à moteur français et pilotée par un Français à gagner une manche du championnat du monde (GP de Suède) de F1 instauré en 1950.
Conservatoire-monoplace-française,
21 - F1 Ligier JS21 #25 Jean-Pierre Jarier (1983 - moteur V8 Cosworth - 495cv), JS23 #26 Andréa de Cesaris (1984 - moteur V6 Renault Turbo - 760cv), JS25 #26 Andréa de Cesaris (1985 - moteur V6 Renault EF4B double turbo - 760cv) et JS27 #26 Jacques Laffite et Philippe Alliot (1986 - moteur V6 Renault E DP et G DP double turbo - 870cv).
Conservatoire-monoplace-française,
22 - F1 Ligier JS 37 #25 Thierry Boutsen (1992 - moteur V10 Renault RS4 - 750cv) et modèle présenté par Hugo Pratt dans le cadre de l'exposition Art et F1 à l'occasion du GP de Monaco 1993.
En 1992 Guy Ligier lâche la barre de l'écurie au profit de Cyril de Rouvre, qui la revend en 1994, alors que l'écurie est dans une situation dramatique à Flavio Briatore.
Conservatoire-monoplace-française,
24 - Alain Prost ancien champion du monde rachete l'écurie à Flavio Briatore et devient constructeur, il entame la saison de Formule 1 1998 avec l'AP01 à moteur V10 Peugeot et Olivier Panis #11. L'AP01 est la dernière F1 conçus et réalisée à Magny-cours.
Conservatoire-monoplace-française,
24 - La JS45 a été présentée par Flavio Briatore à Monaco fin 1997, elle est motorisée par un V10 Mugen-Honda de 710cv.
Les initiales JS, qui sont sur l'ensemble des Ligier, sont un hommage de Guy Ligier à son coéquipier et ami Jo Schlesser, dont l'élan a été brisé en 1968 à Rouen lors du Grand Prix de France.
Conservatoire-monoplace-française,
25 - L'AP03 est la 3e et dernière monoplace à moteur Peugeot (V10 de 800cv) conçue par l'équipe Prost. Lors de la saison 2000, ni Nick Heidfeld, ni Jean Alesi ne réussiront à marquer un point, précipitant le retrait de Peugeot de la F1.
Remonter